Le travail
Le travail est-il une malédiction, ou ce qui fait de nous des hommes ?
Définition
Activité par laquelle l'homme transforme la nature pour satisfaire ses besoins : un effort contraint et productif, distinct du jeu et du loisir. Le mot vient du latin tripalium, un instrument de torture.
L'enjeu
Le travail est peine et contrainte, mais aussi ce par quoi l'homme se réalise et humanise le monde. Le problème : le travail asservit-il ou émancipe-t-il ?
Distinctions à maîtriser
Le travail est contraint et productif ; le loisir, libre et gratuit.
L'œuvre dure et reste ; le travail se consomme (Arendt).
Le travail est effort subi, mais aussi accomplissement de soi.
Les grandes thèses
Par le travail, l'homme se forme lui-même.
Dans la dialectique du maître et de l'esclave, c'est l'esclave qui, en transformant le monde, gagne conscience de soi et se libère.
Le travail salarié aliène l'ouvrier.
Dépossédé de son produit et du sens de son activité, le travailleur ne se reconnaît plus dans ce qu'il fait : le travail se retourne contre lui.
Distinguer travail, œuvre et action.
Le travail assure la vie biologique, l'œuvre bâtit un monde durable, l'action fonde le politique : réduire l'homme au seul travail l'appauvrit.
Un exemple pour la copie
Le travail à la chaîne (« Les Temps modernes » de Chaplin) : le geste répétitif dépossède l'ouvrier du sens de son activité — c'est l'aliénation.
Sujets de dissertation
- Le travail libère-t-il l'homme ?
- Travaille-t-on seulement pour vivre ?
- Le travail n'est-il qu'une contrainte ?
Un plan de dissertation type
Le travail est-il seulement une peine subie, ou aussi ce par quoi l'homme se réalise ?
Étymologie (tripalium), aliénation du travail salarié (Marx) : l'ouvrier ne se reconnaît pas dans son produit.
Hegel : par le travail, l'esclave transforme le monde et gagne conscience de soi. Le travail arrache l'homme à la nature.
Arendt distingue travail, œuvre et action : l'homme ne s'accomplit pas que dans la production, mais aussi dans ce qui dure et dans le politique.
Ouverture : Quel sens donner au travail à l'ère de l'automatisation ?