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La personnification

du latin persona, « personne », et facere, « faire ».

attribuer à une chose, une idée ou un animal des traits, des actions ou des sentiments humains.

La personnification donne vie à l'inanimé. Elle rend le monde sensible, inquiétant ou complice, et permet au poète de dialoguer avec ce qui, normalement, ne répond pas.

Comment la repérer

Un objet, un élément naturel ou une abstraction qui agit, parle ou ressent comme un être humain.

personnification = humaniser l'inaniméallégorie = incarner une idée abstraiteapostrophe = s'adresser à cet être

Deux exemples analysés

Alphonse de Lamartine — « Le Lac », Méditations poétiques

Ô temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices,
Suspendez votre cours !

Le temps est traité comme un être doué de volonté, à qui l'on peut demander de s'arrêter. La personnification (doublée d'une apostrophe) transforme une abstraction en interlocuteur : elle rend palpable le désespoir de l'amant devant la fuite des instants.

Charles Baudelaire — « L'Horloge », Les Fleurs du mal

Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible

L'horloge devient un « dieu sinistre » : la personnification en fait une divinité menaçante qui gouverne l'homme. L'objet du quotidien se charge d'une puissance terrifiante, incarnant le temps qui condamne.

À quoi ça sert, dans ta copie

Cherche l'intention : la personnification rend-elle le monde bienveillant, hostile, vivant ? À qui, à quoi donne-t-elle une voix, et pourquoi ?

Formulation type : « La personnification prête à « … » des attributs humains, ce qui … (rend la nature complice, l'objet menaçant, l'idée vivante…). »
L'erreur à éviter : Confondre avec l'allégorie : la personnification anime une chose ; l'allégorie donne un corps à une idée abstraite (la Mort, la Justice…).

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