Pour un oui ou pour un non
Nathalie Sarraute — parcours « Théâtre et dispute »
Une pièce du « nouveau théâtre » (1982) : deux amis, H1 et H2, se brouillent à cause d'un rien — une intonation, un « c'est bien… ça » prononcé avec condescendance.
Repères
Sarraute, figure du Nouveau Roman, explore les « tropismes » : ces mouvements intérieurs infimes qui agitent les êtres sous les paroles banales.
Axes de lecture
Un ton, un silence suffisent à rompre une amitié : le conflit naît du presque-rien.
Sous les mots ordinaires, des tensions énormes : Sarraute donne à entendre ce qui se joue en dessous.
L'implicite, le non-dit, l'intonation décident de tout : le drame est dans les interstices du langage.
Le lien avec le parcours
« Théâtre et dispute » : le conflit verbal minuscule devient le cœur du théâtre.
À retenir
Explications linéaires (oral)
Le dossier complet
L'autrice et la pièce
Nathalie Sarraute, figure du Nouveau Roman, écrit cette pièce en 1982. Deux amis de longue date, simplement nommés H1 et H2, se brouillent à cause d'un presque-rien : un « c'est bien… ça » autrefois prononcé, dit-on, avec une intonation condescendante.
I. Une dispute née d'un presque-rien
Aucun grand conflit, aucun événement : la rupture naît d'un ton, d'un silence, d'un mot anodin. Sarraute montre qu'une amitié peut se défaire sur ce que les autres ne verraient même pas.
II. La sous-conversation et les « tropismes »
Sous les paroles banales s'agitent des mouvements intérieurs infimes — les tropismes chers à Sarraute. Le théâtre donne à entendre cette « sous-conversation », ce qui se joue en dessous des mots.
III. Le langage comme champ de bataille
L'implicite, le non-dit, l'intonation décident de tout. La pièce fait du langage lui-même le lieu du drame : parler, c'est risquer de blesser, de trahir, de rompre.
Citation utile
- « C'est bien… ça. » — la réplique minuscule d'où naît toute la rupture.