Pour un oui ou pour un nonExplication linéaire · Nathalie Sarraute

La dispute (« c'est bien… ça »)

Pour un oui ou pour un non — parcours « Théâtre et dispute »

Texte non reproduit : Extrait : la scène de la brouille, autour du « c'est bien… ça ».

Introduction

Deux amis de longue date, H1 et H2, se brouillent à cause d'un presque-rien : une intonation, un « c'est bien… ça » jugé condescendant. Problématique : comment Sarraute fait-elle d'un presque-rien un véritable drame du langage ?

Les mouvements du texte

1

La dispute née d'un rien

le point de départ du conflit

Aucun événement, aucune offense visible : la rupture naît d'un ton, d'un silence, d'un mot anodin. Le décalage entre l'énormité de la brouille et la minuscule de sa cause crée un vertige — et un comique grinçant.

2

La sous-conversation et les tropismes

ce qui se joue sous les mots

Sous les paroles banales s'agitent des mouvements intérieurs infimes, les tropismes chers à Sarraute. Le théâtre donne à entendre cette « sous-conversation » : l'implicite, le non-dit et l'intonation décident de tout. Le langage devient un champ de bataille.

Conclusion

Sarraute renouvelle le théâtre en le portant au niveau de l'infime : le drame n'est plus dans les grands événements, mais dans les interstices du langage.

Ouverture : On peut la rapprocher du Nouveau Roman et du théâtre de la parole et de l'attente (Beckett, Ionesco).

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