La dispute (« c'est bien… ça »)
Pour un oui ou pour un non — parcours « Théâtre et dispute »
Introduction
Deux amis de longue date, H1 et H2, se brouillent à cause d'un presque-rien : une intonation, un « c'est bien… ça » jugé condescendant. Problématique : comment Sarraute fait-elle d'un presque-rien un véritable drame du langage ?
Les mouvements du texte
La dispute née d'un rien
le point de départ du conflitAucun événement, aucune offense visible : la rupture naît d'un ton, d'un silence, d'un mot anodin. Le décalage entre l'énormité de la brouille et la minuscule de sa cause crée un vertige — et un comique grinçant.
La sous-conversation et les tropismes
ce qui se joue sous les motsSous les paroles banales s'agitent des mouvements intérieurs infimes, les tropismes chers à Sarraute. Le théâtre donne à entendre cette « sous-conversation » : l'implicite, le non-dit et l'intonation décident de tout. Le langage devient un champ de bataille.
Conclusion
Sarraute renouvelle le théâtre en le portant au niveau de l'infime : le drame n'est plus dans les grands événements, mais dans les interstices du langage.