Cahier de DouaiExplication linéaire · Arthur Rimbaud

Au Cabaret-Vert, cinq heures du soir

Cahier de Douai — parcours « Émancipations créatrices »

Texte non reproduit : Sonnet. Reporte-toi à ton édition du Cahier de Douai pour le texte intégral — l'analyse ci-dessous cite les vers clés.

Introduction

Sonnet écrit lors d'une fugue de Rimbaud (1870). Après des jours de marche, le poète savoure une halte heureuse dans une auberge. Problématique : comment ce sonnet fait-il d'un simple repas d'auberge un moment de bonheur sensuel et de liberté ?

Les mouvements du texte

1

La halte du vagabond

vers 1 à 8 (les quatrains)

« Depuis huit jours, j'avais déchiré mes bottines / Aux cailloux des chemins » : la fatigue dit aussi la liberté de l'errance. L'entrée à Charleroi, la commande de « tartines / De beurre » et de jambon, le corps qui se détend (« j'allongeai les jambes sous la table / Verte ») : tout respire le bien-être concret et sans façon.

2

Le plaisir des sens

vers 9 à 14 (les tercets)

La servante, croquée sans détour (« une fille aux tétons énormes, aux yeux vifs »), introduit une sensualité joyeuse. La chute lumineuse couronne la scène : « une chope immense, avec sa mousse / Que dorait un rayon de soleil arriéré ». Le bonheur le plus simple est transfiguré par la lumière.

Conclusion

Loin des sonnets de révolte, « Au Cabaret-Vert » célèbre un bonheur concret : marcher, manger, se reposer. La liberté du vagabond s'y dit dans le pur plaisir du corps.

Ouverture : Ce sonnet du bonheur simple fait écho à « Ma Bohème » et « Sensation », autres visages de l'émancipation par la route et la nature.
L'entretien (2ᵉ partie, 8 min)ne porte pas sur ce texte mais sur l'œuvre que tu présentes. Les questions probables sur Cahier de Douai

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