Cahier de DouaiExplication linéaire · Arthur Rimbaud

Roman

Cahier de Douai — parcours « Émancipations créatrices »

Texte non reproduit : Poème en quatre parties (I à IV). Reporte-toi à ton édition du Cahier de Douai pour le texte intégral — l'analyse ci-dessous cite les vers clés.

Introduction

« Roman » (1870) raconte, non sans ironie, l'émoi amoureux d'un adolescent un soir d'été. Le titre annonce une petite fiction sentimentale. Problématique : comment Rimbaud fait-il de ce « roman » d'un soir une peinture à la fois tendre et ironique du premier amour à dix-sept ans ?

Les mouvements du texte

1

L'insouciance de la jeunesse

partie I

Le vers-refrain « On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans » donne le ton : légèreté et liberté. Le décor du café, la promenade et les tilleuls parfumés (« Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin ») installent une atmosphère d'évasion, où l'adolescent fuit le sérieux du monde.

2

L'ivresse des sens

partie II

La nuit d'été, le ciel et la nature enivrent le jeune homme. Le désir naît, diffus, comparé à « un baiser » qui « palpite là, comme une petite bête ». La nature agit comme un stimulant sensoriel : c'est le corps, autant que le cœur, qui s'éveille.

3

La rencontre

partie III

Apparaît « la demoiselle aux petits airs charmants ». Le trouble, la timidité et l'emballement du cœur transforment une scène banale en événement. Rimbaud saisit l'instant fragile où le sentiment amoureux se déclare.

4

Le retour ironique

partie IV

L'amour tourne à la comédie : « Vos sonnets La font rire ». Puis la reprise circulaire du refrain — « On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans / Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade » — referme le poème avec une autodérision tendre : le poète se moque gentiment de son propre émoi.

Conclusion

Par sa structure circulaire et son autodérision, « Roman » saisit l'émoi adolescent dans ce qu'il a de vif et de risible à la fois. Rimbaud célèbre la liberté de la jeunesse tout en souriant de ses illusions.

Ouverture : Ce mélange d'ironie et de lyrisme, de légèreté et de liberté, est au cœur du recueil et du parcours « émancipations créatrices ».
L'entretien (2ᵉ partie, 8 min)ne porte pas sur ce texte mais sur l'œuvre que tu présentes. Les questions probables sur Cahier de Douai

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