Le MenteurExplication linéaire · Pierre Corneille

L'art du mensonge (Dorante et Cliton)

Le Menteur — parcours « Mensonge et comédie »

Texte non reproduit : Extrait : Dorante justifie le mensonge devant son valet Cliton (acte I).

Introduction

À peine arrivé à Paris, Dorante ment avec brio pour se donner de l'importance, sous le regard médusé de son valet Cliton. Problématique : comment cette scène fait-elle du mensonge un art — et une image du théâtre lui-même ?

Les mouvements du texte

1

Le mensonge, moteur d'ascension sociale

la justification de Dorante

« On s'introduit bien mieux à titre de vaillant. » Les verbes (« s'introduire », « passer pour », « se mettre en crédit »), au présent de vérité générale, érigent le mensonge en règle universelle. Pour Dorante, la société tout entière est un théâtre où chacun « passe pour » ce qu'il n'est pas : c'est le motif baroque du Theatrum Mundi.

2

La virtuosité comique

les récits inventés

L'invention débridée (le fastueux banquet improvisé) et la crédulité des dupes déclenchent le rire, grâce à la double énonciation : le spectateur, complice, sait la vérité. Dorante devient un double du dramaturge, créateur de fictions séduisantes.

Conclusion

La scène élève le mensonge en art et fait de Dorante une figure du créateur. Corneille interroge, en riant, le pouvoir du théâtre : séduire par l'illusion.

Ouverture : Elle illustre le parcours « mensonge et comédie » et la longue tradition du couple maître-valet, du comique au vertige de l'illusion.

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